22.02.2009

Tout comme Mohamed Choukri, l'artiste peintre Abderrahmane Zenati est un autodidacte qui s'est imposé auprès du public marocain comme un des écrivains marocains les plus originaux et les plus audacieux.

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Abderrahmane Zenati n'a jamais fréquenté l'école. Il peint, écrit et compose des poèmes en langue française à Oujda où il habite depuis sa naissance en 1943. C'est avec « Les Cigognes Reviendront-elles à Oujda ? », son premier ouvrage écrit en langue française et paru en 1994, qu’il s'est fait connaître au grand public marocain comme écrivain, lui qui jusque-là, n’était connu que comme artiste peintre. Depuis, Abderrahmane Zenati à beaucoup écrit sur différents sujets et particulièrement sur sa ville natale. Il est le seul écrivain pour l'instant qui a levé le voile sur cette énigmatique ville millénaire marocaine, tantôt chantant son exotisme, son folklore, ses féeries et ses mystères et tantôt dénonçant son immobilisme. Il a exalté le faste des ruelles nostalgiques, la beauté subtile des femmes de l'Oriental, le rythme alangui des jours, le sourire des enfants. La caméra dans la plume, il a décrit le souk grouillant et la médina secrète. Abderrahmane Zenati a l'art de façonner avec des images écrites la représentation de son lecteur. Au départ pourtant, rien ne semblait devoir porter ce self-made-man qui n'avait jamais fréquenté l'école, vers la peinture et encore moins vers l'écriture.

Né le 14 juillet 1943 dans un milieu frôlant la misère, orphelin de père à l'âge de cinq ans, dès l'aube de son enfance, il se retrouva abandonné dans l'enfer de la rue, livré à lui-même. Comme Gavroche de Victor Hugo et Rémi d'Hector Malot, au grès de ses pas, ventre affamé et tremblant de froid, il erra durant des années dans les rues et les terrains vagues. « Pour survivre, je mangeais n'importe quoi, en fouillant dans les poubelles, parmi les chiens et les chats, dit-il dans son ouvrage « Goût de cendre ». L'enfance triste et déchirée d'Abderrahmane Zenati n'a été bercée que par les rêves et les contes que lui narrait cheikh Tayeb, un vieux conteur populaire de "halka". A force de vivre dans la misère et la saleté, à douze ans, la tuberculose lui perfora les poumons et le cloua dans un lit de l'unique hôpital d'Oujda. C'est là, face à la bonté des infirmiers et aux discussions profondes avec les malades, qu'il a pris conscience de la réalité de sa vie. Tous ces échanges variés lui faisaient vivre intensément un espoir à travers l'humain de chacun. Lui, qui, jusque-là, ne se souciait seulement que de manger pour survivre l'heure présente, la pensée de savoir de quoi son lendemain serait fait, avait soudain germé dans ses pensées. Et seul, par instinct, il se mit à gribouiller avec des crayons de couleurs des dessins sur n'importe quel papier lui tombant sous la main. Grâce à une boite de gouache offerte par l'infirmière française, madame Michèle, avec passion il s'initia à la peinture et puis, bientôt à la lecture à l'écriture.
A dix-huit ans, grâce à l'appui du docteur Sauvaget, un ancien médecin militaire, chef de l'hôpital d'Oujda, il fut recruté comme aide soignant à la Santé Publique. « Contrairement à ce qu'on pense souvent, à écrit Abderrahmane Zenati dans son extraordinaire ouvrage GRAIN DE SABLE, il n'y a pas que l'école qui instruit... La rue, la misère et l'expérience ont été pour moi les meilleurs des professeurs, les plus impitoyables, car ils m'avaient fait d'abord passer le test et donner ensuite la leçon.
En parallèle avec son métier, Zenati continua à peindre, à lire et à écrire. Il fut en 1958 le premier marocain à exposer sa peinture, à la salle des fêtes de la municipalité d’Oujda, avec les artistes français qu'étaient Albert Mathérat, Albert Bou, Madame le Prince et Armand Ayache. Grâce à son idée originale d'associer cuivre, aluminium et peinture à l'huile dans ses ouvrages, grâce aussi à son travail méthodique et persévérant, il exposa ses oeuvres à maintes reprises à la galerie Bab Rouah de Rabat, avec ses amis Ourdighi, Cherkaoui, Gharbaoui, Chaabia, entre autres… Il exposa aussi à l'étranger, Paris, Berlin, Madrid...
Les journaux nationaux et internationaux lui ont consacré des articles élogieux :
« Si le Maroc a aujourd'hui une solide réputation de vivier culturel, c'est grâce à des artistes comme le peintre Abderrahmane Zenati», avait écrit Jeune Afrique, pour ne citer que ce magazine international, sans compter les innombrables interviews aux émissions radio et télévisées.
En 1975, il réalise la maquette d'un timbre qui rapporte des centaines de millions à la ligue marocaine anti-tuberculose.
Il consacre aussi plusieurs expositions dont le revenu était au profit des oeuvres charitables, notamment pour les bébés abandonnés.



Abderrahmane Zenati expose chaque été ses ouvrages en plein air à Saïdia, la belle plage de Maroc-Oriental



ŒUVRES DÉJÀ PARUES (à tirage limité):


Les Cigognes reviendront-elles à Oujda ?
Mémoire de la Fourmi.
Vol de la Fourmi.
La Déchirure.
L’Aube des Maudits
Le retour du bigame
Marjana
La seconde épouse
La maison en face
Tamoula
Paroles de fous
Al hogra
La Vallée des Oliviers
Un Homme Simple
Paroles Étranglées
L’Homme en Colère
Adieu Oujda, ma bien-aimée
L’Homme d’Amérique
Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
Confidences d’un âne de l’Oriental
Haffou le fou
La Malédiction d’Allah
Le Vent de l’Est s’arrête à Figuig
Un Homme Presque Parfait
Ces hommes fous de l’Oriental
Des Mots à la place du pain
Le Fou de Sarah
Le Chemin de l’Enfer
Khalti Fatna
La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
Le cri de l’agneau
Merguez et Harissa
Grain de sable
Un dimanche à Saïdia
Le mal de l’absence

Tous ces ouvrages ne se trouvent pas dans le commerce. Pour se procurer un ou plusieurs exemplaires, contactez directement l’auteur :

Abderrahmane Zenati
B.P. 338 Poste de Saïdia Maroc
Tel : (212) 061829262

Écrivez-lui et il vous adressera par e-mail les premiers chapitres d'un ouvrage que vous aimeriez découvrir :

abderrahmanezenati@yahoo.fr

Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui rédigent un commentaire... Un immense merci à celles et ceux qui ont déjà lu ou vont se procurer les ouvrages de cet artiste autodidacte qui mérite d’être encouragé


26.01.2009

ABDERRAHMANE ZENATI UN ECRIVAIN PAS COMME LES AUTRES...

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GRAIN DE SABLE

« Extrait »

« ….Quand je remémore mes souvenirs d’enfance, dans le quartier Maazouza à Oujda, je me crois sorti directement d’un rêve ou de la plume d’un romancier d’aventures… Aujourd’hui, à soixante ans, je ne peux croire, que durant cette période, j’ai vécu tant d’adversités et que j’ai été le témoin de drames épouvantables. Je me souviens encore de ces dispute malveillantes, haineuses et sanguinolentes dans mon quartier, entre le clan de l’Algérien Al Mokri Lakbaïli Boukaâbouche et de celui du Marocain H’mida Ould Khouna… Dispute où la tournoyante "zerouata", une matraque de « zebbouj », bois d’olivier durci à la flamme tannait les épidermes des uns et briser les os des autres. Dans ces circonstances extrêmes, nous autres enfants, des deux clans, participions avec nos jets de pierres sous les youyous stridents de nos mères et sœurs… Des youyous qu’elles réservaient d’habitude aux mariages et autres cérémonies funèbres. Certaines femmes jeunes et belles, qui vivaient «encastrées» chez elles en permanence, venaient à se montrer sur le pas de leur porte, ce qui attisait la confusion et l’excitation des hommes. En dépit des ses appelles au calme et à la raison en évoquant Allah et le Prophète, Le fqih Derfoufi, l’imam de la mosquée du quartier, se sentait impuissant et faisait appelle au sous-brigadier algérien Kaci Boul’mich. Mais cet ancien soldat de l'armée française, gros personnage de Tizi-Ouzou, connu pour sa haine pour tous les arabes, était plus raciste qu’un Américain de la Louisiane l’était avec ses noirs.
Aussi dur et impitoyable qu’il était, le sous-brigadier algérien Kaci Boul’mich échouait parfois dans sa mission et faisait venir le commissaire Guillaume Séguron.
« Laissons les arabes s’entre-dévorer entre eux, comme des bêtes sauvages », disait ce dernier en crachant de dégoût par terre.
Je me rappelle ce jour où une nouvelle chamaillerie opposa, encore une fois, Algériens et Marocains. Elle avait pris un tour beaucoup plus inquiétant. Elle manqua même, et de très peu, de tourner à une guerre de clans. C’était au moment où dans notre quartier, Marocains et Algériens vivaient dans des compétitions de tout genre : La soif du profit, l’appétit du pouvoir, la lutte pour la vie plaçaient les gens sous la menace constante d’une violation de leur espace vital. Chacun risquait d’être pris à la gorge et saigné par un adversaire obscure et inconnu qui cherche à lui prendre ce qu’il avait pour vivre. Pour éviter que la confrontation se transforme en guerre rangée, Sid Al Habri, le mokaddam du mausolée de Sidi Ben Téba s’était rendu en pleine nuit dans la maison du marocain et celle de l'algérien. Il les avait réunis sous un figuier séculaire, à proximité du vieux tombeau du marabout : grand cube en terre pisée avec une kouba conique et une saillie dentelée à chaque angle, autrefois blanc, devenu jaune. Sid Al Habri était un vieillard que tout le monde respectait et qui, disait-on, portait la baraka de Sidi Ben Téba..."

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Abderrahmane Zenati expose chaque été ses ouvrages en plein air à Saïdia, la belle plage de Maroc-Oriental



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Les Cigognes reviendront-elles à Oujda ?
Mémoire de la Fourmi.
Vol de la Fourmi.
La Déchirure.
L’Aube des Maudits
Le retour du bigame
Marjana
La seconde épouse
La maison en face
Tamoula
Paroles de fous
Al hogra
La Vallée des Oliviers
Un Homme Simple
Paroles Étranglées
L’Homme en Colère
Adieu Oujda, ma bien-aimée
L’Homme d’Amérique
Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
Confidences d’un âne de l’Oriental
Haffou le fou
La Malédiction d’Allah
Le Vent de l’Est s’arrête à Figuig
Un Homme Presque Parfait
Ces hommes fous de l’Oriental
Des Mots à la place du pain
Le Fou de Sarah
Le Chemin de l’Enfer
Khalti Fatna
La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
Le cri de l’agneau
Merguez et Harissa
Grain de sable
Un dimanche à Saïdia
Le mal de l’absence

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Abderrahmane Zenati
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LA SECONDE EPOUSE .... HISTOIRE VECUE, L'UN DES MEILEURS LIVRE D'ABDERRAHMANE ZENATI


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LA SECONDE EPOUSE

extrait


— Il y a des destins surprenants... Ainsi moi, s'il m'était dit qu'à l'âge de cinquante ans, j'abandonnerais et mon épouse et mes six enfants à Oujda après 32 ans de mariage et convolerais en secondes noces à Casablanca avec une gynécologue, et en plus, la propre cousine germaine de mon épouse, j'aurais éclaté de rire... Et pourtant, c'est ce qui m'était arrivé... Et dire que rien ne semblait me vouer, moi l'artiste rêveur dont la vie a été jalonnée de rudes épreuves, à être bigame... à être marié à deux femmes en même temps... A mener une vie pleine de tracasseries avec l'une et l'autre épouse. J'avoue que ma seconde épouse était une femme merveilleuse... Une femme énergique... Elle possédait toutes les qualités que je jugeais indispensables à une épouse : Elle était une femme séduisante et une habile maîtresse de maison. Notre foyer bien meublé était toujours en ordre, avec des fleurs fraîches et des repas bien soignés. Durant toutes nos années de mariage, rares avaient été les jours où je ne l'avais pas désirée. Mais, malgré tout le bonheur qu'elle me donnait, à certains moments je me sentais frustré mal à l'aise. La misère d'une enfance malheureuse avait fait de moi un homme qui haïssait les hommes, un malheureux qui haïssait les malheureux, un visionnaire qui haïssait les visionnaires. En un mot, j'étais est un misanthrope, un révolté, un éprouvé... Je vivais constamment sous le poids de mon passé agité... La vie m'avait ouvert à l'art mais je ne savais pas me maintenir... Avec l'argent gagné grâce à ma peinture, je m'étais jeté dans la vie perverse. Mari volage et éternellement assoiffé d'amour, je passais mon temps dans les lits de femmes. J'allais danser, festoyer et faire l'amour jusqu'à l'aube avec de belles femmes sensuelles gourmandes du sexe et infatigables... Je m'abandonnais dans leurs bras comme un enfant au sommeil. Avec chacune, je devenais alors amoureux, tendre, éperdu... et l'idée que chacune était un abîme de douceur et d'abandon naïf s'enracinait en moi. Je me croyais malin. Pour noyer jusqu'à l'oubli mes fantasmes et mes désirs fous. J'avais trouvé refuge dans les fantaisies sensuelles de l'érotisme et dans les bras des inconnues. Je consacrais au sexe plus de réflexion et de temps qu'à mon art. Mon unique plaisir était de changer constamment de partenaire et de façons de faire l'amour. Je n'avais que l'embarras du choix : puisant dans le vivier des quartiers chics d'Oujda où cent femmes mariées en mal d'érotomanie étaient toujours prêtes à se soumettre de gré ou de force à mes désirs les plus fous et à mes caprices les plus extravagants. Sans compter bien sûr les professionnelles de qualité qui avaient d'habiles manipulations... Avec elles, le plaisir était tout à la fois total et brutal... De la meilleure foi du monde, je m'étais cru destiner à avoir toutes les femmes qui me plaisaient. Pour moi, toutes se ressemblaient et je pensais qu'en conquérir une devait m'assurer une victoire facile sur les autres. Utopiste, je ne savais pas que dans la vie, il vient toujours une heure, l'une des plus sombres de notre existence, où l'on flanche devant le charme et les pièges sensuels d'une femme «comédienne », perfide et rusée comme un diable. Même les mieux cuirassés, les plus avertis, les plus sérieux et les plus vertueux n'y échappent pas... Je ne savais pas que dans la vie il y avait souvent des femmes ayant le don de pousser les hommes à faire les pires folies. Les mieux endurcis n'échappent pas aux griffes de certaines femmes qui vous font croire que vous êtes le plus beau, le plus séduisant et le plus gentil du monde..."


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Abderrahmane Zenati expose chaque été ses ouvrages en plein air à Saïdia, la belle plage de Maroc-Oriental



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Les Cigognes reviendront-elles à Oujda ?
Mémoire de la Fourmi.
Vol de la Fourmi.
La Déchirure.
L’Aube des Maudits
Le retour du bigame
Marjana
La seconde épouse
La maison en face
Tamoula
Paroles de fous
Al hogra
La Vallée des Oliviers
Un Homme Simple
Paroles Étranglées
L’Homme en Colère
Adieu Oujda, ma bien-aimée
L’Homme d’Amérique
Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
Confidences d’un âne de l’Oriental
Haffou le fou
La Malédiction d’Allah
Le Vent de l’Est s’arrête à Figuig
Un Homme Presque Parfait
Ces hommes fous de l’Oriental
Des Mots à la place du pain
Le Fou de Sarah
Le Chemin de l’Enfer
Khalti Fatna
La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
Le cri de l’agneau
Merguez et Harissa
Grain de sable
Un dimanche à Saïdia
Le mal de l’absence

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Abderrahmane Zenati
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AL HOGRA ... Dans ce livre, Abderrahmane ZENATI ose nous révéler, avec une vérité pure et dure, les origines de l'animosité entre Algériens et marocains, à Oujda. Cela peut choquer, piquer, voir irriter certains..

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AL HOGRA

« éxtrait »


« … Mais oui, mon enfant ! Le droit à la mémoire devrait être un devoir que chacun doit s'imposer pour ne pas perdre sa logique et son humanité.... Le droit à la mémoire devrait être plus qu'un devoir pour éviter de se retrouver replongé dans les errements qui parfois conduisent les hommes et des systèmes à ériger d'effroyables actions qui les transforment en monstres... Tu dois savoir, mon enfant, qu'entre Marocains et Algériens à Oujda, beaucoup de faits d'une importance capitale restent ignorés. Jusqu'à nos jours, aucun historien digne de ce nom ne veut les immerger de l'ombre des oubliettes... Non, mon enfant, je ne te dis pas cela pour réanimer ou attiser la haine déjà suffocante entre les deux peuples frères, mais juste pour que tu saches... La page de l'histoire doit être écrite, lue et déchirée ensuite. Il ne faut pas faire l'autruche, mon fils ! Il ne faut pas tout ignorer, ne rien savoir sur le passé, c'est revivre les mêmes erreurs... C'est une autre façon de perpétuer le déchirement entre les peuples, mon fils... C'est surtout courir le risque de transformer une simple boutade en guerres fratricides... C'est détruire ce que la sagesse de l'Islam a édifié en plusieurs siècles... Tout cela risque d'être écroulé en quelques jours... Tu vois, mon enfant, je crois que je n'exagère pas si je t'affirme qu'il serait difficile de trouver un seul adulte marocain qui ne soit au courant des malheurs des Oujdis avec la forte colonie algérienne à Oujda, durant le protectorat français.. Tu sais, dans ma mémoire, je revois encore cette époque où les gens vivaient dans cette ville comme au Far-West...

Presque tous les quartiers étaient peuplés d'aventuriers de souches mélangées et souvent équivoques, allant du légionnaire français devenu subitement aristocrate au bagnard tatoué algérien libéré et pas tout à fait assagi.... De l'usurier Kabyle avare qui troqua son pays, sa dignité et sa religion contre la nationalité française au berger ignorant de la banlieue oranaise se pliant en courbettes pour le sourire hypocrite des français. Du berger désespéré venu des campagnes de Sidi Bel-Abbès à l'ivrogne de Aïn Témouchente. C'est vrai, mon enfant, les gens de ma génération ont vu le génie français engendrer de grandes œuvres à Oujda et dans l'ensemble du Maroc; mais nous avons vu aussi les Oujdis subirent la flagrante injustice du protectorat français et surtout de suffocante «domination » de la forte colonie algérienne... Si, si, si... C'est une réalité, mon enfant !... La France se conduisait avec le peuple marocain, tel le loup de la fable qui portait sur sa gueule un masque d'agneau. Alors qu'elle couvait certains algériens, considérés par elle comme français à part entière, alors qu'elle dirigeait la descendance de ces derniers vers le savoir, les grandes écoles et la culture, cette même France cupide, perfide et hypocrite, élevait une «muraille de Chine » autour du Marocain, le privant ainsi de toute souveraineté et refusant à sa progéniture toute forme de connaissance. Le Marocain, mon enfant, n'avait droit qu'à l'école coranique.
Tout ce qu'i avait appris ne dépassait pas le fait de réciter, comme un perroquet, quelques versets élémentaires du Coran. Du psittacisme. Il répétait mécaniquement de longues phrases qu'il entendait et qu'il apprenait par cœur sans y rien comprendre. Il ne pouvait ni raisonner, ni avoir présent à l'esprit le sens et les idées des mots puissants qu'il disait mécaniquement. Plusieurs magouilleurs Algériens d'Oujda, amis de la France sont devenus riches !... Immensément riches et fort instruits. Ils étaient est sont toujours fiers de cet état de fait, mon enfant... Ils se considéraient dans leur euphorie et se considèrent toujours de race et d'intelligence supérieure à leurs «frères » Marocains ! Tu dois savoir, mon enfant, qu'à cette époque, la ville d'Oujda était riche et prospère. C'était l'Eldorado de l'Afrique du Nord. Les compagnies des mines de Zinc et de Manganèse à Touissit et celles des charbonnages à Jérada recrutaient énormément de main-d'œuvre. Comme le miel attire les mouches, Oujda avait attiré toute la racaille de malfaiteurs, de criminels, de bandits, d'escrocs algériens... De tous les coins d'Algérie, les gens y affluaient pour l'embauche. Beaucoup de ceux qui vivaient dans l'adversité de la rapine chez eux, s'étaient établi à Oujda, avec la bénédiction de la France. D'autres misérables Européens venaient par centaines d'Espagne, du Portugal, d'Italie, mais le gros du lot venait de l'Algérie. Tous les aventuriers de Marnia, d'Oran, de Tiaret, de Frenda, de Mascara, de Saïda, de Tlemcen et de Sidi-Bel-Abbès avaient trouvé refuge à dans cette ville. Oujda était devenue un véritable dépotoir, mon enfant. Tous les miteux avaient trouvé refuge dans cette ville ! Des convoies traversaient toute l'Algérie, déversant à Oujda des cargaisons entières d'aventuriers, de repris de justice, de pauvres poussés par la faim, d'individus qui, en Algérie, n'avaient accumulé que des échecs... Mais il y avait des idéalistes aussi, mon enfant !... Tous débarquaient dans l'Oriental, pleins d'espoirs ; les uns rêvant de richesse et de réussite ; les autre rêvant d'un monde pur où l'humanité allait s'épanouir dans la bonté et la vertu. Oujda était devenue la plaque tournante entre l'Algérie, et le reste du Maroc. Il faut bien croire, mon enfant, que, c'est parce que la ville d'Oujda était riche, prospère, florissante et stable que des centaines d'Algériens avaient fait bâtir des résidences de rêve. De vrais châteaux, mon enfant ! D'immenses quartiers qui portent toujours leurs noms. Mais, mon petit, si la ville était riche et prospère, cette prospérité ne rejaillissait que sur les français, les Algériens et certains Fassi qui jouaient double jeu : Celui de nationaliste et celui de la France colonialiste. Oui, Oujda était aisée, mais cette aisance concernait très peu les humbles Oujdis qui continuaient à vivre dans la misère, l'ignorance et le mépris... Il faut préciser, mon enfant, que, pendant que la majorité des Oujdis vivaient dans l'indigence, « l'homme millionnaire » incarnait le rêve de tous les magouilleurs Algériens et les cupides Fassi. Alors que l'Algérien, le Fassi et le Juif possédaient les immenses fermes fertiles, les usines, les hôtels et les cinémas, pour les Oujdis de souche c'était plus que de la misère... C'était la détresse, l'humiliation, presque de la déchéance, mon enfant...
Des centaines d'Algériens, sans scrupules ne reculaient devant rien, pour s'enrichir. Beaucoup avaient renié l'Islam et leur patriotisme. Une forme de «bourgeoisie algérienne» inculte et fermée était née dans la ville. Des noms étaient devenus et sont toujours célèbres et légendaires. La France encourageait cet état de fait. Les marocains avaient compris depuis belle lurette que les mots : « Liberté, Egalité, Fraternité » inscrites sur les bâtiments publics du protectorat français étaient chimère. Sous le slogan de sa «mission civilisatrice », la France coloniale manœuvrait tout bas la désunion et le déchirement entre marocains et algériens. Sous la devise de sa «mission protectrice », l'armée française accélérait la discorde et la haine entre les deux peuples frères... Sous prétexte d'indiquer «la bonne voie » et le «progrès », aux maghrébins, l'administration française tirait la ficelle de mille et un pantins Algériens perfides, cupides et haineux, qu'elle entretenait sur place, créant ainsi de véritables bombes à retardement pour l'avenir de l'Afrique du Nord. Le clan d'Oujda qui dirige actuellement la République Algérienne en est le meilleur exemple. L'affaire du Sahara Occidental est un autre exemple... Au fait, mon enfant, pourquoi ne parle-t-on que de « liberté » pour le « peuple » du Sahara occidental ? Où est passé le « Sahara oriental » et son peuple, sous domination algérienne? Pourquoi ne parle-t-on pas là aussi d'autodétermination ? Qu'ils parlent de tout le Sahara ou qu'ils nous fichent la paix... c'est clair... Tu sais, mon enfant, autrefois, certains colons français, avec leur politesse mielleuse et perfide, avec leur charme menteur et leur hilarité hypocrite, avaient réussi à se faire aimer eux et leur pays par les Oujdis. Ces derniers, par milliers avaient versé leur sang dans les Ardennes et à Mont Cassino, pour que vive cette France qu'ils avaient adoptée et... sincèrement aimée. Mais la France négligea d'exploiter cet élan du cœur... Elle gâcha bêtement ce témoignage d'amitié. De faux calculs, de grandes convoitises, une forme d'ingratitude et de lâcheté détournaient les responsables français du Maroc et des Marocains. Des difficultés d'ordre intérieur, de graves soucis extérieurs, empêchaient la France de raisonner et de voir clair. C'était là le début des années de haine et ce fut là pour la France le début de sa défaite en Afrique du Nord. Il faut dire les choses, comme elles sont, mon enfant.... Ce sentiment d'incompréhension fraternelle entre Algériens et Marocains, avait prit racine dans le cœur de chacun sous l'action du Service Français de l'Action Psychologique. Aujourd'hui cette bouture est devenue plus grande qu'un séquoia... Nous sommes en l'an 2004 et les frontières restent hermétiquement fermées entre les deux pays... Ce n'est pas normal ! Alors que l'Europe s'unis, les responsables des deux pays ne veulent pas dépasser les passions et instaurer la paix et le bonheur pour l'ensemble... Mais que veux-tu, mon enfant, les Algériens ne s'entendent même pas entre eux. Comment veux-tu qu'ils s'entendent avec nous ? Par expérience, les Oujdis ont appris que tout finit toujours par s'arranger, tandis qu'avec les Algériens, le pire reste le pire et se complique davantage... Tu peux me croire, mon enfant ! Le peuple marocain à trop enduré avec le caractère souvent maussade des Algériens... Lors des événements de la guerre d'Indépendance d'Algérie, nos « frères » Algériens, que Dieu leur pardonne comportaient à Oujda d'une manière navrante et intolérable !... Dans leur arrogance, ils se conduisaient avec nous, comme si, nous autres marocains, étions leurs pires ennemis... C'est vrai, ils détestaient viscéralement notre Roi et nous abhorraient à mort... Beaucoup plus que l'Armée française qu'ils combattaient... Sache que c'était presque comme le Liban... Les Moudjahiddines avaient la même conduite dans notre ville que la plus nuisible des armées d'occupation. C'était, comme un véritable Etat dans l'Etat. Certains Oujdis vous diraient qu'il n'y a pas pire oppresseur au monde qu'un Algérien. A l'époque, mon enfant, les responsables marocains ne savaient plus comment réagir. Hospitalité oblige, ils n'osaient rien dire et rien faire... Les Algériens, dans leur fougue, avaient interprété à tort cet état de fait, comme une faiblesse de la part des autorités marocaines. Alors, ils «piétinèrent » le marocain jusqu'aux larmes, jusqu'au sang. C'était affreux, mais nous n'avions aucun droit à la parole, dans notre propre pays... Beaucoup de marocains, beaucoup d'Oujdis ignorent tout sur leur ville. Ils ne savent rien sur l'époque du protectorat, sur les vexations et la suffocante Hogra commises par les Algériens. Et dire qu'à cette époque, au nom de la fraternité, les Oujdis, bras ouverts et le cœur tendre, avaient reçu sur leur terre des milliers de ces «frères» fuyant les bombes françaises qui tombaient comme de la pluie sur leur pays... Le devoir de l'hospitalité entre «musulmans » oblige, ces réfugiés algériens étaient partout à Oujda et dans le reste du Maroc, comme chez eux. Ils avaient ouvert des commerces, achetés des maisons, des fermes et des usines... Beaucoup d'entre eux avaient une conduite exemplaire, mais certains Moudjahiddines arrogants se conduisaient comme ces cow-boys que nous voyons dans les westerns américains. Armés jusqu'aux dents, ils dégainaient leur pistolet dans les bars et tiraient à la mitraillette en plein rue. Sans aucune pudeur, certains maquisards se conduisaient en terre marocaine, comme s'ils étaient dans un pays conquis... Le grand poète algérien Mouloud Mammeri avait dit un jour :

« Quand trop de sécheresse brûle les cœurs.
Quand la faim tord les entrailles.
Quand on bâillonne trop de rêves,
C’est comme quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher.
A la fin il suffit du bout de bois d'un esclave pour faire, dans le ciel de Dieu, et dans le cœur des hommes, le plus énorme incendie »


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Le Chemin de l’Enfer
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Un dimanche à Saïdia
Le mal de l’absence

Tous ces ouvrages ne se trouvent pas dans le commerce. Pour se procurer un ou plusieurs exemplaires, contactez directement l’auteur :

Abderrahmane Zenati
B.P. 338 Poste de Saïdia Maroc
Tel : (212) 061829262

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Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui rédigent un commentaire... Un immense merci à celles et ceux qui ont déjà lu ou vont se procurer les ouvrages de cet artiste autodidacte qui mérite d’être encouragé

AL HOGRA Dans ce livre, Abderrahmane ZENATI ose nous révéler, avec une vérité pure et dure, les origines de l'animosité entre Algériens et marocains, à Oujda. Cela peut choquer, piquer, voir irriter certains...


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" extrait "


— Regardez mon enfant ce qui se passe entre nous autre Maghrébins... Le soleil louche encore d'une nouvelle apocalypse. Les bruits de bottes se font de nouveau entendre... C'est comme si Marocains et Algériens sont toujours en retard d'une guerre... Le sang de nos martyrs pour l'Indépendance est à peine sec sur les champs de bataille... La poussière vole encore autour des ruines et voilà nos responsables qui remettent cela entre eux... Une crise politique chasse l'autre... Hélas! Nos braves peuples méritent bien de vivre en paix entre eux ! Ah ! La paix ! Jamais il n'en fut tant question dans cette région et dans le monde... Jamais aucune époque n'a aussi peu fait pour la mériter... Nos responsables parlent de paix et les frontières restes fermées. Ailleurs ont parlent de paix mais laboratoires et usines continuent à inventer des armes redoutables capables de faire sauter la planète... Quelle triste époque ! Faux prophètes, imposteurs, dictateurs, tyrans, morts, larmes, destructions, tel est le bilan de notre siècle, celui du progrès technique, de la culture pour les masses et des tueries collectives... Nos responsables ne font aucune attention à nous. Ils ont appris juste à vivre dans l'hyper confort sans écouter personne, même pas leur propre conscience... Je ne suis qu'un pauvre artiste rêveur qui voit la vie bien basse, mais je vois tout... Je sais bien que moi je ne dois rien dire, mais je te dis que Oujda n'est plus ce qu'elle était... Ceux qui ont connu cette ville avant, bien avant, te diront, maintenant, que tout est pourri... Moi, je ne suis qu'un pauvre artiste rêveur, mais j'ai connu des années fabuleuses à Oujda. En ce temps là, l'espoir portait encore le peuple sous son pavillon, les gens croyaient à ces pieux mensonges qu'on nomme humanité, liberté, égalité, justice, tolérance... Je m'imaginais en toute naïveté que l'Indépendance allait être profitable à tout le monde et que notre souffrance sous le joug colonial suffisait à instruire les générations ... Et oui, mon enfant... Moi, je ne suis qu'un pauvre artiste rêveur ... Je sais bien que je ne dois rien dire, mais je crois que tout ce qui nous arrive, c'est à cause du je-m'en-foutisme et du laisser-aller de certains responsables... Oui, c'est à cause de certains profiteurs que nous en sommes là !
Tu n'as qu'à regarder autour de toi, mon fils... A part quelques arrivistes qui se prennent pour des êtres importants et irremplaçables, tout le monde a faim dans cette ville... Si, si, si... ne crois pas que j'exagère ! Je sais bien que moi je ne dois rien dire, mais, crois-moi, les gens à Oujda ont faim et ils souffrent énormément ! ... Pourtant tout paraît normal... Tout est calme, ne trouve-tu pas ?... C'est un calme inquiétant !... Tu sais, mon enfant, on dit que les plus grandes douleurs sont muettes. Cette terrible foule silencieuse à Oujda, ces milliers de jeunes instruits qui chôment, cette invasion du monde rural vers la ville me font peur... Je sais qu'ils disent les Oujdis sont des gens braves et pacifiques...
Je ne dis pas qu'ils sont méchants, mais quand elle a faim, toute foule est dangereuse... Elle nous écrasera. Les jeunes frustrés et les ventres vides sont pires qu'un volcan en éruption ou une mer en furie...
Remarque, mon enfant, moi, je ne suis qu'un pauvre artiste rêveur... Je peux me tromper... Je ne vois peut-être pas les choses comme tout le monde... D'ailleurs, s'ils m'entendent parler de tout ça, cela va être ma fête!... Mais je m'en fous !... Ne disent-ils pas que nous vivons aujourd'hui dans un pays démocratique ?... Que nous avons le droit de l'Homme et de la libre expression ?... Oui, ne disent-ils pas que le citoyen a le droit à la parole ?... Je peux, désormais, dire tout haut ce que je pense sans crainte... Enfin presque ! ... Bien qu'ils disent à la radio et à la télévision, que maintenant il y a chez nous la démocratie, les droits de l'Homme, la libre expression et tout le tralala, je me dis qu'un arabe reste toujours un arabe... Je n'y crois pas beaucoup à ce qu'ils disent. Il faut plusieurs siècles pour qu'un Arabe change son intolérance innée, son autoritarisme, son absolutisme, sa dictature et sa tyrannie héritée depuis des générations... Remarque, moi je ne suis qu'un pauvre artiste rêveur, mais je ne me laisse pas séduire par ces mots de démocratie et de droit de l'Homme importés d'Europe... L'Arabe importe la torture chinoise, la farine américaine, les mirages français, la dernière mode vestimentaire et le sida, mais pas de vraie démocratie ni les droits de l'Homme réels... Eh, oui, mon enfant ! Tu ne peux pas savoir ce que les gens souffrent à cause de cette race fonctionnaires ! Presque tous des corrompus. Au lieu de servir le peuple, ils se mettent contre lui...
Tu ne peux pas savoir comment ces fonctionnaires deviennent lâches et méchants quand ils veulent plaire à leurs chefs ! ... Tu ne peux pas savoir à quel point un fonctionnaire devient méchant quand il veut s'enrichir, impressionner son patron ou quand il se met à jouer au héros... Si jamais ils m'entendent, ils se vengeront de moi... Ils me feront jeter en prison...
Pense donc, mon enfant ! Un vieil artiste en prison pour ses opinions ! .."

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Abderrahmane Zenati expose chaque été ses ouvrages en plein air à Saïdia, la belle plage de Maroc-Oriental



ŒUVRES DÉJÀ PARUES (à tirage limité):


Les Cigognes reviendront-elles à Oujda ?
Mémoire de la Fourmi.
Vol de la Fourmi.
La Déchirure.
L’Aube des Maudits
Le retour du bigame
Marjana
La seconde épouse
La maison en face
Tamoula
Paroles de fous
Al hogra
La Vallée des Oliviers
Un Homme Simple
Paroles Étranglées
L’Homme en Colère
Adieu Oujda, ma bien-aimée
L’Homme d’Amérique
Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
Confidences d’un âne de l’Oriental
Haffou le fou
La Malédiction d’Allah
Le Vent de l’Est s’arrête à Figuig
Un Homme Presque Parfait
Ces hommes fous de l’Oriental
Des Mots à la place du pain
Le Fou de Sarah
Le Chemin de l’Enfer
Khalti Fatna
La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
Le cri de l’agneau
Merguez et Harissa
Grain de sable
Un dimanche à Saïdia
Le mal de l’absence

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LES CIGOGNES REVIENDRONT-ELLES A OUJDA? Un ligne magnifique de Abderrahmane Zenati



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« …c'est le genre de livre qui pousse les lecteurs à se répandre dans la ville pour encourager leurs amis à en prendre connaissance. Si bien que de bouche à oreille chacun en fait l'acquisition...

Ce livre à obtenu un gros succès de librairie. Sans négliger le fait qu'il à vallu à son auteur , Abderrahmane Zenati du respect et de la considération qu'il mérite.

LES CIGOGNES REVIENDRONT-ELLES A OUJDA?

« Extrait »



"... Je me rappelle de ces algériens que j'ai connus autrefois à Oujda… Je peux dire que certains d'entre eux étaient des hommes magnifiques, des hommes de grande culture, pieux et fiers. Beaucoup étaient incontestablement de vrais bâtisseurs de nationalisme. Ils avaient une grande vision sur l'unification du Maghreb... Ils furent des militants actifs, qui dépensaient leur énergie sans compter au service de leur communauté et de leur pays... Je revois le docteur Haddam qui, avec altruisme, consultait les marocains indigents de maison en maison dans les quartiers les plus déshérités... Je n'oublie jamais le pharmacien Abdelatif Abrous... Homme sensible d'une humanité exemplaire... cultivé, soigné et toujours élégant, il encourageait l'art et la culture dans la ville. C'était ce Abrous qui m'avait acheté mon premier tableau et qui avait cru en ma vocation de peintre. Je revois l'avocat Triki... Homme élégant, raffiné, courtois et jovial... Je revois maître El Grari, homme sérieux et compétant...

Je n'ai jamais oublié Abbés, Fasla, Osman, Brixi et Ben Sahla.Mon estime est restée intacte pour Kh'lil le tailleur, Kébir le directeur, El Andaloussi le libraire et Benabadji le rentier...

Je revois encore dans mes souvenirs Gaouar, Kaouadji, Kachouane...

Je revois Sid Ahmed Bouteflika, l'infirmier qui travaillait avec moi à l'hôpital d'Oujda. C'était le frère de celui qui allait devenir Président de la République Algérienne...

Sid Ahmed était un infirmier aussi compétant et efficace qu'un médecin...

Je me souviens de Ben Yakhlef, de Sidi Lahcen et de beaucoup d'autres qui ont marqué ma vie... » …»


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ŒUVRES DÉJÀ PARUES (à tirage limité):


Les Cigognes reviendront-elles à Oujda ?
Mémoire de la Fourmi.
Vol de la Fourmi.
La Déchirure.
L’Aube des Maudits
Le retour du bigame
Marjana
La seconde épouse
La maison en face
Tamoula
Paroles de fous
Al hogra
La Vallée des Oliviers
Un Homme Simple
Paroles Étranglées
L’Homme en Colère
Adieu Oujda, ma bien-aimée
L’Homme d’Amérique
Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
Confidences d’un âne de l’Oriental
Haffou le fou
La Malédiction d’Allah
Le Vent de l’Est s’arrête à Figuig
Un Homme Presque Parfait
Ces hommes fous de l’Oriental
Des Mots à la place du pain
Le Fou de Sarah
Le Chemin de l’Enfer
Khalti Fatna
La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
Le cri de l’agneau
Merguez et Harissa
Grain de sable
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AL HOGRA... un ouvrage audacieux de Abderrahmane Zenati




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« Extrait »



« ...— Mon colonel, dit Madad calmement. Jouons franc jeu. Vous savez qui je suis et je sais qui vous êtes. Vous savez pourquoi les Marocains ont pris les armes contre la France... Vous connaissez les raisons qui ont fait naître la haine en nous contre vous... Si votre pays vivait le même drame que le nôtre, peut-être auriez-vous pris les armes autant que moi... En plus d'exploiter notre peuple, vous avez exilé notre Roi bien aimé... Vous nous avez humiliés, battus, torturés dans notre chair... Et puis, qu'avez-vous fait pour nous ? Avez-vous essayez de nous instruire, réellement, comme vous l'avez fait pour l'Algérien ? Avez-vous essayez de nous comprendre ? De nous aimer? De nous tendre la main, avant que nous prenions les armes et de nous révoltés ?... C'est vous qui nous avez pousser à vous haïr, après vous avoir aimé au point d'avoir envoyer nos propres enfants se faire tuer pour vous, pour que la France vit !... Il est trop tard pour vous... Le Maroc est un grand garçon majeur et il est toujours triste pour des parents, adoptifs, de voir leurs enfants grandir, atteindre l'âge de la majorité et les quitter pour voler de leurs propres ailes... Rendez-nous notre roi, donnez-nous notre Indépendance et rentrez chez vous... Pourquoi attendre que le pire arrive ? Et le pire, mon colonel, serait une guerre de religion, une guerre sainte... Il n'est pas trop tard pour arrêter le sang et la haine... C'est à vous d'essayer de sortir vos soldats de notre Pays, avec le moins de casse possible... C'est à vous de faire le premier pas, sans fausse honte, et de reconnaître vos erreurs ! ... Et n'oubliez pas que vous avez besoin de nous, comme nous, nous avons besoin de vous...»

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ŒUVRES DÉJÀ PARUES (à tirage limité):


Les Cigognes reviendront-elles à Oujda ?
Mémoire de la Fourmi.
Vol de la Fourmi.
La Déchirure.
L’Aube des Maudits
Le retour du bigame
Marjana
La seconde épouse
La maison en face
Tamoula
Paroles de fous
Al hogra
La Vallée des Oliviers
Un Homme Simple
Paroles Étranglées
L’Homme en Colère
Adieu Oujda, ma bien-aimée
L’Homme d’Amérique
Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
Confidences d’un âne de l’Oriental
Haffou le fou
La Malédiction d’Allah
Le Vent de l’Est s’arrête à Figuig
Un Homme Presque Parfait
Ces hommes fous de l’Oriental
Des Mots à la place du pain
Le Fou de Sarah
Le Chemin de l’Enfer
Khalti Fatna
La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
Le cri de l’agneau
Merguez et Harissa
Grain de sable
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GRAIN DE SABLE... Un ouvrage encore plus bouleversant que le célèbre Pain nu de Mohamed Choukri.

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GRAIN DE SABLE .

Dans son livre autobiographique, Abderrahmane Zenati nous dépeint un univers noir de l'époque coloniale à Oujda. L’écrivain du Maroc-Oriental brise trop de tabous, nous parle du tréfonds de l'âme humaine et aussi de la bassesse dans toute son amplitude. Cet ouvrage très engageant et facile à lire est une vraie réussite.


"Extrait "

« ... J'avais moins de sept ans et je vivais abandonné dans la rue. Je me rappelle de tout, comme si c'était hier... J'avais pris le goût de vivre seul et je me promenais jour et nuit, loin, très loin dans les quartiers de riches européens d'Oujda... J'allais de plus en plus loin dans des lieux encore inconnus pour moi. Je voyais avec admiration ces villas au toit rose entourées de jardins pleins de d'arbres et de fleurs. J'étais bercé par les illusions de liberté et de l'insouciance.

Je n'avais pas encore pris conscience des réalités de la vie et du mauvais tour que me jouait le destin... Inconscient, j'avais fugué de chez moi.

Je passais ma vie d'enfant à fuir ces artisans oppresseurs et pervers chez qui ma mère, en tout innocence, m'avait placé comme apprenti. Je passais ma vie à gambader. De temps à autre, je trouvais refuge et protection auprès de la vieille mendiante Mama-Yatto. Certains vieux Oujdis se souviennent encore de Mama-Yatto, appelée «Bent Al Caïd ». Malvoyante, perdue dans une vieille robe crasseuse et informe, Mama-Yatto était toujours, à moitié nue. Plus petite que la normale, elle était maigre avec des yeux tristes, qui semblaient pleurer continuellement. Elle avait des jambes et des bras maigrichons, des omoplates de lapin qui saillaient de chaque côté d'une colonne vertébrale bosselée, des cheveux raides comme des bouts de ficelles, dont la noirceur accentuait la pâleur du teint et de la structure osseuse d'un petit visage brun et tatoué. Avec une poitrine plate et des hanches aussi étroites que celle d'un petit enfant, la vieille Mama-Yatto n'avait pas d'âge... »


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Les Cigognes reviendront-elles à Oujda ?
Mémoire de la Fourmi.
Vol de la Fourmi.
La Déchirure.
L’Aube des Maudits
Le retour du bigame
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La seconde épouse
La maison en face
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Paroles de fous
Al hogra
La Vallée des Oliviers
Un Homme Simple
Paroles Étranglées
L’Homme en Colère
Adieu Oujda, ma bien-aimée
L’Homme d’Amérique
Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
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La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
Le cri de l’agneau
Merguez et Harissa
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MEMOIRES D'UN ANE DE L'ORIENTAL...Un ouvrage très romanesque de Abderrahmane Zenati

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MEMOIRES D'UN ANE DE L'ORIENTAL

Un livre dans lequel on s'embarque comme dans un rêve....C'est l'histoire d'un homme. C'est l'histoire de sa ville natale, Oujda… C'est de l'Histoire du Maroc tout court....




"extrait"


"... C'étai dans le verger de l'Algérien Al Mokri Lakbaï-li Boukaâbouche, un lieu délabré, dans la contrée la plus délabrée de la ville, juste derrière le stade municipal qu'habitait ma famille. Athée, raciste et cruel, Al Mokri Lakbaïli Boukaâbouche louait une centaine de baraques, véritables « trous à rats » aux malheureux marocain qui survivaient au delà du seuil de la pauvreté. Soixante ans après, je revois encore l'image de l'affreux Al Mokri Lakbaïli Boukaâbouche : Grand, un béret basque sur le crâne chauve, la cinquantaine, un visage tanné à l'expression glaciale, Al Mokri Lakbaïli Boukaâbouche, constamment ivre, avait horreur de parler arabe et ressentait une aversion innée pour le Marocain. Il ne s'exprimait qu'en kabyle ou baragouinait en français en singeant les gestes des européens, pour impressionner ses locataires.

Al Mokri Lakbaïli Boukaâbouche était un vrai tyran pour nous autres Marocains. Il avait vingt cinq ans lorsqu'il débarqua en 1907 avec le corps expéditionnaire du général Drude, au Maroc. Il fit la campagne de la Chaouia à sa façon.

Fusil à la main et sac au dos, avec cette foule de légionnaires inhumains et sanguinaires qu'étaient ses compagnons d'arme, ce bâtard algérien né à Sidi Bel Abbés de père inconnu, pillait et assassinait sans pitié et impunément les paisibles villageois marocains. En très peu de temps, il avait fait fortune.
La chute de Fès, quatre ans plus tard, le trouva nanti d'une centaine de milliers de francs. Il s'établit dans la ville d'Oujda, comme d'autres Algériens qui avaient suivi le même itinéraire que lui. Il spéculait sur les terrains achetait à quelques sous et attendait sagement que les prix augmentent... Al Mokri Lakbaïli Boukaâbouche avait fait bâtir alors à Oujda un hammam et un four qui, jusqu'à nos jours, portent honteusement encore et toujours son nom. Il s'était approprié scandaleusement des terrains ne lui appartenant pas et les avaient transformés en bourgades sordides... Jusqu'à aujourd'hui, Villages et lotissements Al Mokri Lakbaïli Boukaâbouche sont toujours là, dans cette ville millénaire, rappelant aux Oujdis et au monde cet affreux personnage...»


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L’Aube des Maudits
Le retour du bigame
Marjana
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La maison en face
Tamoula
Paroles de fous
Al hogra
La Vallée des Oliviers
Un Homme Simple
Paroles Étranglées
L’Homme en Colère
Adieu Oujda, ma bien-aimée
L’Homme d’Amérique
Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
Confidences d’un âne de l’Oriental
Haffou le fou
La Malédiction d’Allah
Le Vent de l’Est s’arrête à Figuig
Un Homme Presque Parfait
Ces hommes fous de l’Oriental
Des Mots à la place du pain
Le Fou de Sarah
Le Chemin de l’Enfer
Khalti Fatna
La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
Le cri de l’agneau
Merguez et Harissa
Grain de sable
Un dimanche à Saïdia
Le mal de l’absence

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Abderrahmane Zenati MEMOIRES D'UN ANE DE L'ORIENTAL... UN DES LIVRES CULTES DE ABDERRAHMANE ZENATI


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MEMOIRES D'UN ANE DE L'ORIENTAL

Un livre fort qui prenne le lecteur aux tripes et qui ne le lâche plus jusqu'au point final, lui laissant un goût de trop peu


extrait


"... Certains de mes petits camarades, ceux qui vivaient avec moi dans la misère et la détresse, sont aujourd'hui des hommes importants : Azzouz « Boukhnouna » est devenu ministre. Allal « Lagraâ », médecin. Rachid « El Boual », avocat. Benyounès « El Khouaf », député. Jamal « M'sirta », professeur universitaire. Kouider « El Hab-hab », ambassadeur. H'mida « Chaklaïti », Officier supe-rieur dans l'Armée Royale.
Ceux-là, dès l'aube de leur vie, possédaient une énergie de fer et une envie de tout comprendre, de tout savoir...

Beaucoup aussi de mes anciens compagnons qui par-tageaient avec moi les rudes épreuves et les désolations de la misère ont réussis leur vie dans le monde des affai-res.

Ceux-là, dès leur jeune âge, donnaient déjà des si-gnes de maturité précoce.

L'écrasante vie dans la rue les avaient rendu plus rusés qu'un renard et plus endurants qu'un hérisson.
A force de vivre constamment dans le trouble, la confusion et tout les dangers, ils ne craignaient rien ni personne.

Allant n'importe où et mangeant n'importe quoi, ils étaient devenus des enfants instables et à demi sauvages. Toujours en alerte, il leur fallait êtres près continuelle-ment à faire face à toute éventualité.

Certains, comme Salah « Bouchemma », Rachid «Bouklab », Saïd « El Mahsad » et moi qui portait l'insupportable pseudonyme de « Zaïla », étions dociles et obéissants. C'est à dire toujours rêveurs et utopis-tes...Nous manquions d'initiatives et vivions entre le rêve et la réalité, entre la peur et la l'inquiétude... Nous sommes restés ce que nous étions toujours : timides, an-goissés, craintifs et toujours rêveurs.

D'autres encore, comme Hammou « El Maflout », El Bachir « Laâour »et El Miloud « Eddayakh » sont restés prisonniers de leurs incompétences et enchaînés à leur ignorance... Ils continuent, malheureusemernt, à vivre dans les rues d'Oujda dans la misère, la violence et la folie... "


Abderrahmane Zenati peint et écrit à Oujda où il habite depuis sa naissance en 1943. Il édite ses écrits et ses poèmes à compte d’auteur et utilise Internet pour les faire connaître.Chaque été il expose ses oeuvres dans la rue à Saïdia.


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Paroles de fous
Al hogra
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Mon ami Tchita le juif
De la Haine en Héritage
Confidences d’un âne de l’Oriental
Haffou le fou
La Malédiction d’Allah
Le Vent de l’Est s’arrête à Figuig
Un Homme Presque Parfait
Ces hommes fous de l’Oriental
Des Mots à la place du pain
Le Fou de Sarah
Le Chemin de l’Enfer
Khalti Fatna
La Vallée Oubliée
Goût de cendre
Crépuscule des Anges
Nous n’irons pas tous au Paradis
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Merguez et Harissa
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